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| Les
lois & règlementations
La
Promesse de vente
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La promesse de vente constitue un lien - écrit et juridique - entre
le vendeur et l'acquéreur d'un bien immobilier. Elle obéit à une
double contrainte :
Rigide, de sorte qu'aucune des parties ne puisse se désengager sans
motif valable ;
Souple, pour que chacune des parties retrouve sa liberté au cas
où une des conditions suspensives ne se réaliserait pas.
Il existe deux types de promesse de vente, chacune engageant différemment
le vendeur et l'acheteur :
- Le compromis de vente (promesse synallagmatique de vente ou encore
promesse bilatérale de vente) ;
- L'option ou promesse unilatérale de vente.
L'option ou promesse unilatérale de vente.
L'option n'engage que le vendeur (code de la Consommation, art. L.312-16)
et court sur une durée déterminée et limitée : Elle doit laisser le
temps au vendeur de rechercher un emprunt et lui offrir l'opportunité
de lever les conditions suspensives. En outre, cette durée ne doit
pas engager le vendeur trop longtemps.
De fait, ce dernier se voit lié pendant toute la durée de l'option
et ne peut, en théorie, se dédire.
Parallèlement, il est prévu le versement d'une indemnité d'immobilisation
(10 % du prix du bien, en général) par l'acheteur
La promesse unilatérale de vente revêt la forme d'un acte authentique
chez un notaire ou d'un acte sous seing privé. Dans ce cas de figure,
elle doit être enregistrée à la recette des Impôts dans les dix jours
qui suivent la signature (les frais d'enregistrement correspondent
à un droit fixe de 75 €).
En cas de prolongement de la durée de l'option, cette formalité n'a
pas à être enregistrée.
En revanche, si la cession d'une promesse unilatérale de vente avant
son échéance est possible, cette opération doit prendre la forme d'un
acte authentique ou, encore, d'un acte sous seing privé.
Le compromis de vente.
Par le compromis de vente, le vendeur s'engage à vendre/l'acquéreur
s'engage à acheter un bien déterminé à un prix déterminé.
Il peut revêtir la forme d'un acte authentique signé chez le notaire
ou plus simplement constituer un acte sous-seing privé (dans ce cas
de figure, chaque partie dispose d'un exemplaire de l'acte).
Si son enregistrement n'est pas obligatoire, il s'agit d'un contrat
ferme qui peut cependant renfermer des clauses suspensives.
Doivent figurer dans le compromis toutes les clauses qui seront inscrites
dans le futur acte de vente. Mentionnons entre autres :
- L'état civil complet du vendeur et de l'acheteur ;
- L'identification précise du bien à acquérir et de ses éventuelles
annexes (cave garage, atelier…) ;
- L'origine de propriété ;
- Les charges éventuelles supportées par l'immeuble ;
- Le délai établit pour la signature du contrat de vente chez le
notaire ;
- Les conditions de rémunération de l'agent immobilier si la vente
se réalise par son biais ;
- Le prix total du bien vendu ainsi que les modalités de paiement
;
- La superficie de la partie privative s'il s'agit d'un lot en copropriété
(cette information est imposée par la loi Carrez du 18 décembre
1996) ;
- Des informations relatives à l'état parasitaire (termites), à
l'état de risque d'accessibilité au plomb, à l'amiante, à la pollution
des sols.
Ainsi, devant la complexité croissante de la rédaction de la promesse
de vente, il convient de confier cette opération au notaire qui sera
en charge, par la suite, de préparer l'acte authentique.
Clause suspensive en cas de paiement à l'aide de prêts.
Dans le cadre d'un règlement effectué au moyen d'un prêt, une condition
suspensive valable au moins un mois doit figurer dans le compromis.
Cette clause établit que, au cas où le prêt ne serait pas obtenu par
l'acheteur, le compromis est nul et non avenu.
Dans ce contexte, les sommes versées au moment de la signature du
compromis doivent être intégralement restituées à l'acheteur. Cela
sans retenue ni indemnité, sauf si :
- Le compromis comporte une clause relative à un délai précis octroyé
à l'acheteur pour trouver un prêt et que ce délai n'a pas été respecté
;
- Les efforts de l'acquéreur pour trouver un financement ne sont
pas probants ;
- Pour se délier de la promesse de vente, l'acheteur conduit la
banque à refuser le prêt après lui avoir fournit de fausses informations
;
- Le montant du prêt demandé est supérieur à celui indiqué dans
le compromis ;
- L'acquéreur, faisant valoir qu'il n'a pas obtenu de prêt, ne peut
démontrer qu'il a bien sollicité un emprunt conforme aux critères
définis dans la promesse de vente ;
- L'acheteur refuse l'offre de prêt qui correspond " aux caractéristiques
de financement de l'opération stipulées par l'emprunteur ", offre
qui lui est faite par un organisme de crédit.
Dans de telles circonstances, l'acquéreur est considéré comme seul
responsable de la dénonciation du contrat et, à ce titre, doit renoncer
à l'acompte versé au vendeur.
Cependant, au cas où la banque refuserait le prêt, et s'il n'est pas
fait mention d'obligation dans la promesse de vente, l'acheteur n'est
pas tenu de solliciter d'autres établissements.
D'autres clauses suspensives peuvent figurer dans le compromis de
vente, à l'image de la vente préalable par l'acheteur d'un bien immobilier
lui appartenant : le compromis est nul si cette vente ne se réalise
pas à l'expiration du compromis.
Si le compromis de vente est annulé pour cause de non-obtention de
prêt, l'acompte versé au vendeur est productif d'intérêts - au taux
légal majoré de moitié - à partir du quinzième jour qui suit la demande
de remboursement de l'acquéreur. (le taux légal d'intérêts pour 2003
se situe à 3.29 %) Les sommes versées au vendeur
En général, l'acquéreur verse un acompte (maximum 10 % du prix de
vente) au moment de la signature de la promesse de vente. Le compromis
peut aussi, autre cas de figure, prévoir le versement d'arrhes valant
dédit réciproque.
Si un acompte a été versé, les conditions suspensives étant levées,
le Code civil fait valoir que l'engagement du vendeur et l'acheteur
sont irrévocables.
Si l'une des deux parties ne tient pas son engagement, la vente peut
être imposée par voie de justice. Quand bien même un accord amiable
surviendrait, la partie défaillante est tenue de s'acquitter d'un
dédommagement.
Dans le cadre d'un versement d'arrhes valant dédit réciproque, le
Code civil établit que le vendeur peut renoncer à la vente en remboursant
à l'acheteur le double des arrhes versées. De son côté, l'acheteur
peut renoncer à l'acquisition et perdra ainsi ses arrhes.
Note :
Depuis peu, le dépôt de garantie peut être rémunéré.
Pour ce faire, l'acheteur doit déposer la somme correspondant au dépôt
de garantie chez Cortal (Compte Optimal Immobilier) : après avoir
investi cette somme dans des parts de SICAV, Cortal délivre une caution
bancaire qui est ensuite adressée au notaire. Ce procédé fournit les
mêmes garanties qu'un chèque déposé sur le compte du notaire. Préalablement
à la signature de la vente, Cortal expédie les fonds au notaire sur
simple demande de sa part.
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